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Histoire de la SPCANB

La SPCA du Nouveau-Brunswick a été constituée en corporation par une loi adoptée par l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick en 1881 à la demande d’un groupe de 15 citoyens de la ville de Saint John

Un des premiers gestes publics de la nouvelle SPCA a été de commander, en 1882, la construction d’une nouvelle fontaine-abreuvoir pour chevaux. La fontaine existe toujours au centre-ville de Saint John, au Nouveau-Brunswick. La préoccupation principale des SPCA à l’époque était le mauvais traitement des chevaux. Au fil des ans, on a cessé d’utiliser les chevaux pour des travaux et le transport, et la SPCA a concentré ses efforts de plus en plus sur la protection des animaux de compagnie et la création de refuges pour animaux. Toutefois, le bien-être du bétail continue d’être une priorité pour la plupart des SPCA.

En 1911, on a modifié la loi provinciale pour changer le nom de la société à la « New Brunswick Society for the Prevention of Cruelty » (société pour la prévention de la cruauté du Nouveau-Brunswick) et pour élargir son mandat afin d’y inclure la protection des femmes et des enfants. Bien d’autres organismes en Amérique du Nord et en Angleterre avaient déjà adopté des changements semblables. Le mouvement victorien de « protection » avait commencé lors des campagnes contre l’esclavage et avait un vaste mandat humanitaire qui englobait la défense des peuples opprimés, des femmes, des enfants et des personnes défavorisées. Ce n’est qu’en 1958 que le nom et le mandat de l’organisme ont été modifiés de nouveau pour cibler exclusivement la protection des animaux. Les interventions visant à protéger les femmes et les enfants étaient devenues la responsabilité du gouvernement et d’autres organismes privés.

On possède très peu d’information sur les 80 premières  années de la SPCANB. Les quelques documents qui restent portent sur des sujets peu surprenants : débats sur des modifications à la loi provinciale ou aux règlements de l’organisme; condamnations relatives à la maltraitance des animaux; conflits mineurs sur la gouvernance; crises financières périodiques, parfois occasionnées par des saisies de bétail et les dépenses subséquentes liées à l’hébergement des animaux et aux frais juridiques. Il semble que les seuls employés de l’organisme étaient les inspecteurs à temps partiel et que l’organisme n’avait aucun bureau permanent. Les revenus provenaient de dons, de frais d’adhésion et de fiducies caritatives. Quelques citoyens assez riches appuyaient également l’organisation. De plus, la SPCANB semble avoir reçu périodiquement des dons modestes du gouvernement provincial et de la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux pendant les années 1960 et 1970. Les SPCA locales dans les plus grandes villes du N.-B., fondées pour la plupart après la Seconde Guerre mondiale, étaient souvent mieux financées que la SPCA provinciale, et certaines d’entre elles ont accepté de payer elles-mêmes les services d’application des lois sur la protection des animaux à l’intérieur de leur municipalité.

En 1961, le sénateur Frederic A. McGrand de Saint John, président de la SPCANB à l’époque, a nommé Brian Davies, d’Oromocto, inspecteur à temps partiel. En 1965, Davies est devenu secrétaire général de la SPCANB, le premier employé à temps plein de l’organisation. Soutenu par l’ensemble de la SPCANB, Davies s’est dévoué à des campagnes contre les pièges à ressort (conçu pour retenir l’animal par la patte). Il faisait également la promotion de l’usage de méthodes plus humanitaires dans les abattoirs canadiens. Ensuite, il s’est joint à la campagne visant à réglementer ou à éliminer la chasse aux blanchons au large de Terre-Neuve, une campagne qui commençait à gagner du terrain au début des années 1960. Davies et la SPCANB ont été bientôt reconnus à l’échelle nationale en raison du Save the Seals Fund (Fonds Sauvons les phoques) de la SPCANB, créé en 1965. Même si la SPCANB appuyait fortement les efforts de Davies, en mai 1968, le conseil d’administration a décidé de séparer la SPCANB de la campagne de protection des phoques et de se concentrer de nouveau sur la protection des animaux domestiques au Nouveau-Brunswick. Tout semble indiquer qu’il s’agissait d’une rupture à l’amiable. En 1969, Davies a rebaptisé le Save the Seals Fund de la SPCANB, qui serait dorénavant connu sous le nom Fonds international pour la protection des animaux. Le siège social se trouvait à Fredericton jusqu’en 1977, année où Davies a déménagé les bureaux aux États-Unis lorsque le gouvernement canadien a menacé de révoquer son statut d’organisme de bienfaisance. Aujourd’hui, le Fonds international pour la protection des animaux est une des plus importantes organisations de protection des droits des animaux au monde.

Le départ de Davies a provoqué une crise financière au sein de la SPCANB, mais les causes et les circonstances exactes de la crise ne sont pas évidentes. À la fin des années 1970, la SPCANB a retrouvé sa stabilité financière sous la direction de son nouveau directeur général, Ray Ward. Même si la SPCANB a réussi à maintenir une petite équipe d’inspecteurs à temps partiel, sa situation financière est demeurée précaire pendant les années 1980. Les SPCA locales les plus importantes ont assumé plusieurs responsabilités en matière de protection des animaux, et le bureau provincial était relativement inactif. (Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette période de l’histoire de la SPCANB, consulter la thèse de maîtrise non publiée IFAW Begins: Brian Davies and the New Brunswick Humane Community, par Christy Clarke, Département d’histoire, Université du Nouveau-Brunswick, 2009)

Pendant les années 1990, le gouvernement provincial a renouvelé son intérêt dans la SPCANB et les questions de protection des animaux. En 1996, le gouvernement libéral de Frank McKenna a mis sur pied un groupe de travail pour étudier ces questions. À la suite des recommandations faites par le groupe de travail, l’Assemblée législative a adopté, en 1997, des modifications à la loi. Celles-ci ont permis de moderniser le contenu de la loi, de créer un système d’agents de protection des animaux (APA) approuvés par le gouvernement (qui a remplacé l’ancien système d’inspecteurs), d’accorder aux APA les pouvoirs d’un agent de la paix et d’accorder au gouvernement de plus grands pouvoirs relativement au fonctionnement de la SPCANB. Sous la direction du nouveau président James Little (élu en 1997), les changements se sont succédé rapidement. Le bureau provincial a été déménagé de Moncton à Fredericton et le gouvernement a approuvé une subvention unique de 150 000 $ pour la formation des APA et la mise en œuvre de changements (1999).

Après l’an 2000, sous la direction de l’agent principal de protection des animaux Paul Melanson, les APA se sont rapidement professionnalisés, même si la plupart d’entre eux sont demeurés des agents à temps partiel. Grâce à leurs nouveaux pouvoirs juridiques, ils ont effectué un certain nombre de saisies dans de grandes usines à chiots, ce qui a permis d’augmenter la sensibilisation du public à l’égard de la SPCANB, mais a aussi exigé des dépenses importantes. En 2005, la SPCANB faisait face à des difficultés financières et a été obligée de demander des subventions spéciales au gouvernement afin de poursuivre sa compagne contre les usines à chiots.

En 2009, la situation financière de la SPCANB s’est stabilisée en quelque sorte lorsqu’elle a obtenu le contrat provincial pour les services de contrôle des chiens en milieu rural, qui ont été assurés directement par le gouvernement auparavant. Cela a permis à la SPCANB de déménager ses bureaux sur le site de l’ancienne ferme expérimentale de Fredericton, d’engager un certain nombre d’employés à temps plein et d’assumer la pleine responsabilité financière des services de protection des animaux dans la province. En 2010, après avoir exercé des pressions sur le gouvernement pendant de nombreuses années, la SPCANB a convaincu celui-ci d’adopter une nouvelle loi sur l’inspection obligatoire d’établissements hébergeant des animaux familiers, y compris les chenils, et la délivrance de licences à ces établissements. La nouvelle loi accordait à la SPCANB la responsabilité de ce nouveau programme. En 2010, la SPCANB a créé une nouvelle ligne provinciale sans frais pour aider le public à signaler les cas de cruauté et de maltraitance. Au cours de ces années, la SPCANB a également reçu un legs testamentaire très important de Forbes et Ruth MacLeod, deux personnes qui avaient appuyé la SPCA au Nouveau-Brunswick pendant de nombreuses années. En 2012, après une décennie de croissance et de changement, le fonctionnement et la stabilité de la SPCANB ont atteint un niveau semblable à ceux des SPCA dans d’autres petites provinces canadiennes.